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Fournisseur, intégrateur ou opérateur comment assurer la qualité dans l’industrie ferroviaire selon la norme IRIS – ISO/TS 22163 ?

By 11 décembre 2020 No Comments

Spécialiste des systèmes de transport sur rail, les services QHSE du ferroviaire participent concrètement à la surveillance, la signalisation, la sécurité ou encore à l’exploitation. L’industrie du ferroviaire s’inscrit dans une logique de développement durable. L’amélioration de la qualité du service rendu à l’usager est au cœur de la réforme ferroviaire.

Les services qualités se doivent de répondre à ce principal enjeu au quotidien par le biais de différentes missions telles que la conception des procédures qualité, le pilotage des actions qualités avec la mise en place d’indicateurs de performance ainsi qu’une veille réglementaire permanente permettant d’être en conformité avec les normes en vigueur.

Selon Statista, en 2020, le réseau ferroviaire en France se classe en 11ème position au niveau mondial avec une note de 5.1/7. Cette performance en demi-teinte est tout de même à mettre en perspective : avec près de 88 milliards de voyageurs-kilomètres annuels, le réseau ferré français est d’une qualité dite “supérieure”. 

Et de manière générale, les infrastructures ferroviaires tendent à s’améliorer. L’augmentation des spécifications et des assemblages complexes dans le trafic des réseaux ferroviaires a entraîné l’installation de nombreuses exigences supplémentaires en matière de gestion des projets et du suivi de la qualité dans le monde entier. A ce titre, la norme ISO/TS 22163 adopte pleinement la structure de la norme de gestion de la qualité ISO 9001:2015. Elle a été étendue pour inclure des exigences spécifiques à l’industrie ferroviaire, et en particulier, cette norme élargie s’applique à toutes les entreprises de l’industrie des véhicules ferroviaires, y compris les fournisseurs de technologie d’infrastructure.

Mais concrètement, quels sont les avantages de cette certification ?

 

Processus d’amélioration continue axé sur la réduction et la prévention des erreurs tout au long de la chaîne d’approvisionnement

 

La poursuite du développement de la gestion de la qualité et de la combinaison avec d’autres systèmes de gestion est le pivot de cette norme. Par exemple, la certification ne cherche plus à mettre sur pied des procédures, mais plutôt des processus. Par exemple, grâce à l’identification et le suivi des exigences des clients, ou par la gestion des projets incluant la recherche et développement, le suivi en approvisionnement des produits et la réalisation desdits produits. Afin de gagner en efficacité, ces besoins peuvent être résolus par la centralisation des non-conformités des projets antérieurs, et la mise en place et le suivi des actions correctives et préventives dans un référentiel unique.

De plus, cette réflexion orientée processus, permet une approche fondée sur la prévision des risques et permet une planification des stratégies futures, notamment par l’utilisation d’outils standards d’investigation permettant d’identifier les causes racines. Car un fournisseur axé sur les processus est plus clairement mis en avant par ses clients. Aussi, l’orientation vers les processus est soutenue par des indicateurs clés de performance (KPI) qui doivent être régulièrement contrôlés et évalués, notamment au moyen d’audit. Et en cas d’écarts qualité par rapport aux valeurs cibles définies, des mesures correctives peuvent être prises rapidement afin de définir une bonne pratique, de la sauvegarder et la diffuser, contribuant ainsi à une amélioration continue des processus de l’organisation et de la relation client. 

Amélioration de la compétitivité grâce à une organisation efficace des projets

 

La mise en place d’une telle norme est soumise à de nombreuses conditions de réussite : 

  • la qualité des produits et des services 
  • la satisfaction des clients 
  • le respect des délais de livraison

Afin d’assurer une vision globale, donc la traçabilité des informations et l’évaluation des performances, un certain nombre de KPI sont à déterminer. Car il est plus facile de juger la compétitivité d’une entreprise en évaluant sa démarche qualité vis-à-vis des enjeux spécifiques de la filière ferroviaire (Très petites séries, haute technicité et produits de sécurité, cycle de vie sur plusieurs dizaines d’années). 

En l’espèce, la révision régulière des processus mis en place, au service du résultat, peut être utilisée pour démontrer la qualité en se basant sur les KPI qui ont été effectivement atteints. Concrètement, une attention particulière est accordée à la sécurité du train, tout au long du projet. Et les constructeurs de train travaillent aujourd’hui surtout en fonction de spécifications individuelles en raison des demandes et exigences d’ordre culturel ou géographique. Alors, le secteur du rail fonctionne habituellement par projet, ce qui nécessite l’utilisation de KPI, défini en amont, afin d’assurer la qualité totale et donc la sécurité des usagers.

 

En outre, la possibilité d’enregistrement dans la base de données UNIFE donne aux entreprises certifiées une meilleure visibilité en tant que fournisseurs privilégiés dans l’industrie ferroviaire, grâce à la promotion du développement du marché ferroviaire pour une mobilité respectueuse de l’environnement.

La société BASSETTI avec sa Direction de l’Expertise Technique s’engage à mettre en œuvre des méthodes, outils et processus informatiques pour structurer, archiver et diffuser cette connaissance à forte valeur ajoutée au sein de l’entreprise.

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