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Quels critères pour s’inscrire dans une démarche d’éco-conception ?

By 21 septembre 2020 No Comments

L’éco-conception, pourquoi et comment ?

 

La prise en compte de critères environnementaux et santé/sécurité dans le cadre d’une démarche d’écoconception permet aux entreprises de réduire l’impact environnemental de leurs produits jusqu’à 40% au cours du cycle de vie mais également d’en améliorer la marge financière par une diminution du coût des matières premières, une optimisation des coûts de transports ou une meilleure revalorisation en fin de vie.

En accord avec les objectifs 2030 de développement durable fixés par l’ONU, chaque entreprise adopte une démarche d’écoconception selon son calendrier et ses priorités. Une telle démarche est en effet protéiforme et il convient de prendre ne compte de nombreux critères. De nouveaux standards et l’émergence d’outils d’aide à la conception comme TEEXMA® permettent de faciliter la mise en œuvre de méthodologie d’éco-conception et bénéficier d’un réel impact sur la qualité des produits.

 

Défini par l’AFNOR en 2004, « L’éco-conception consiste à intégrer l’environnement dès la conception d’un produit ou service, et lors de toutes les étapes de son cycle de vie. » Cette démarche est libre à chacun dans sa réalisation, il existe cependant différentes étapes du cycle de vie d’un produit auxquelles cette démarche peut être appliquée.

Fig 1 : Critère élémentaire pour une démarche d’éco-conception

Un principe simple cyclique et des notions déjà existantes

 

Comme il est possible de le voir dans la figure précédente, le travail autour du recyclage des produits et des matériaux est une étape importante et souvent la plus connue. Mais pour arriver à ce résultat, et permettre le recyclage des matériaux et des composants et la gestion des déchets, l’éco-conception est avant tout à prendre en considération en amont de fabrication, et cela commence dès la sélection des matériaux.

 

Si d’ordinaire la recherche et la sélection des matériaux s’appuie sur différents critères tels que

  • Leurs propriétés physico-chimiques,
  • Les procédés de transformation compatibles
  • Les coûts associés à l’approvisionnement et aux fournisseurs

De nouveaux critères peuvent être pris en compte afin de s’inscrire dans une démarche de développement durable. L’éco-conception pousse les ingénieurs et les designers à repenser leurs démarches de fabrication en s’appuyant sur la qualité de matériaux, l’efficience des technologies employées et permet une amélioration continue des métiers et branches concernées.

Pour ce faire, il est possible de s’inspirer de notions déjà intégrée dans l’industrie telle que :

 

  • La conformité environnementale : elle impose aujourd’hui, déjà un cadre contraignant à tenir en compte de réglementations gouvernementales ou sectorielles. Les nombreuses réglementations déjà en vigueur, par exemple, sur le contrôle des substances (REACh, RoHs), ou l’approvisionnement en matériaux (Attestation Dodd-Franck Act sur les minéraux de conflit) laisse l’apprécier la portée de cette notion et entrevoir les possibilités étendues dans cette démarche.
  • Matières premières critiques : Une étude de l’UNECE met en valeur le couplage qui a existé entre la croissance des pays les plus développés au 19ème et 20ème siècle et la surexploitation des ressources terrestres y compris minières. L’épuisement de ces ressources géologiques critiques pour l’industrie questionne ce modèle de développement et conduit à une inflation de leur coût au fur et à mesure de leur raréfaction. L’identification d’alternatives industrielles à ces matériaux est un enjeu actuel puisqu’au rythme actuel certaines ressources seraient épuisés pendant ce 21ème siècle.
  • Approvisionnement : cette notion intervient afin de répondre à la disponibilité géographique d’une ressource, ainsi que son impact sur la marge finale dû à son coût d’extraction et de transport, mais également dans l’empreinte carbone provoqué, souvent quasiment impossible à compenser par d’autres actions.
  • Hygiène / Santé / Environnement : la prise en compte d’une classification de dangerosité HSE permet d’établir clairement plusieurs éléments, comme par exemple, la nocivité des éléments à travers leur cycle de vie, leur caractère cancérogène, mutagène ou reprotoxique ou leur persistance ou leur caractère bioaccumulable.
  • Recyclabilité : cette notion intervient afin d’évaluer le pourcentage de matériaux qui pourront être recyclés ou valorisés en fin de vie du produit ? Et quelle est la part qu’il sera nécessaire de gérer comme déchets, de manière responsable, si leurs caractéristiques ne leur permettent pas d’être réutilisés, particulièrement les éléments plastiques.

 

Ainsi, après une présélection de matériaux effectuée selon des critères mécaniques, physiques ou achats, la prise en compte par les outils de sélection des matériaux de ces critères d’écoconception permettra d’effectuer un choix plus vertueux d’un point de vue environnemental, tout en respectant les performances souhaitées pour le produit final et souvent en permettant d’en diminuer les coûts.

La société BASSETTI avec sa Direction de l’Expertise Technique s’engage à mettre en œuvre des méthodes, outils et processus informatiques pour structurer, archiver et diffuser cette connaissance à forte valeur ajoutée au sein de l’entreprise.

Pour en savoir plus sur la sélection des matériaux dans l’éco-conception n’hésitez pas à demander en replay les webinars que nous avons réalisés sur la thématique, en collaboration avec Bassetti Data Provider :

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